Vous vous interrogez sur les moteurs PureTech et leurs pannes récurrentes ? Vous envisagez peut-être l’achat d’un véhicule d’occasion équipé de ce bloc, ou vous souhaitez simplement comprendre quelles années posent le plus de soucis ?

Ici, nous analysons en profondeur les années à éviter, les causes techniques, les rappels effectués, et les solutions proposées. Nous vous aidons à prendre une décision éclairée si vous achetez ou possédez un véhicule avec ce moteur.
En résumé
• Évitez les moteurs PureTech produits entre 2013 et 2018, fortement touchés par des défaillances de la courroie humide.
• Privilégiez les modèles fabriqués après juin 2022, équipés d’une chaîne de distribution beaucoup plus fiable.
• Vérifiez toujours le numéro de série (VIN) pour connaître l’historique des rappels.
• Un bon entretien reste indispensable, même sur les versions les plus récentes.
• Des campagnes de rappel ont été menées jusqu’en 2025, y compris sur des véhicules récents mal assemblés.
Pourquoi les moteurs PureTech ont posé problème
La courroie de distribution humide : une idée qui a mal tourné
Le moteur PureTech repose sur une courroie de distribution lubrifiée directement dans l’huile moteur. Sur le papier, cette solution réduit les frottements, le bruit, et améliore l’efficience. En réalité, la courroie se dégrade prématurément, surtout si l’entretien est négligé ou si l’huile utilisée n’est pas parfaitement adaptée.
Cette dégradation libère des particules dans l’huile, qui obstruent des composants essentiels : pompe à vide, pompe à huile, voire injecteurs. Cela peut entraîner des pertes de puissance, un voyant moteur allumé, ou dans les cas graves, une casse moteur pure et simple.
Des défauts liés à des composants périphériques
Au-delà de la courroie, plusieurs propriétaires ont signalé des défauts sur la pompe à vide (essentielle pour le freinage assisté), les conduits d’injection ou encore la buse d’injection d’huile sur les modèles plus récents.
Entre 2017 et 2020, ces problèmes se sont multipliés, générant une série de rappels massifs en Europe. Les dysfonctionnements sont parfois imprévisibles, ce qui explique l’inquiétude de nombreux automobilistes.
Les années à éviter selon les données connues
Nous avons compilé les années les plus affectées à partir des campagnes de rappel, des retours d’expérience utilisateurs et des rapports techniques. Voici ce que vous devez savoir.
De 2013 à 2016 : les premières générations à éviter absolument
Les blocs 1.2 PureTech produits entre 2013 et 2016 concentrent la majorité des défaillances liées à la courroie humide. À cette époque, la technologie était encore instable, et les protocoles de maintenance peu clairs.
Les utilisateurs de Peugeot 208, Citroën C3, DS3 ou encore Opel Corsa équipés de ces moteurs ont été nombreux à signaler des casses moteurs avant 100 000 km. La courroie, prévue pour durer 180 000 km, devait parfois être changée à 60 000 km ou moins.
2017 à 2018 : les défauts s’aggravent malgré des ajustements
Stellantis a tenté de corriger le tir en modifiant les matériaux de la courroie. Malgré cela, les problèmes ont persisté, avec une hausse des cas de perte de freinage assisté à cause de débris dans la pompe à vide.
En 2018, PSA a lancé une grande campagne de rappel touchant plus de 450 000 véhicules. Si vous envisagez un modèle de cette période, vous devez vérifier s’il a été pris en charge par le constructeur.
2019 à 2021 : amélioration partielle mais fiabilité encore aléatoire
La qualité des courroies s’améliore légèrement à partir de 2019, mais les incidents n’ont pas disparu. Les cas de casses moteurs diminuent, mais certaines versions restent touchées par une usure anormale, notamment sur les modèles roulants peu ou en cycle urbain.
Stellantis commence à réduire l’intervalle de remplacement préconisé à 100 000 km ou 6 ans, ce qui prouve que le problème est loin d’être résolu à cette période.
Juin 2022 : la rupture avec le passé
En juin 2022, le constructeur abandonne la courroie humide sur les nouvelles générations de PureTech. Ces moteurs sont désormais équipés d’une chaîne de distribution, bien plus fiable.
À partir de ce moment-là, les retours négatifs chutent drastiquement. Si vous cherchez un moteur PureTech fiable, privilégiez un véhicule produit après l’été 2022.
2024 à début 2025 : un nouveau souci isolé
En février 2025, une nouvelle campagne de rappel touche des véhicules assemblés entre octobre 2022 et octobre 2024. Cette fois, le problème vient d’une buse d’injection d’huile mal calibrée, entraînant un risque d’incendie dans certains cas.
Même si la chaîne de distribution reste fiable, ce défaut montre qu’il faut rester vigilant, y compris sur les modèles récents.
Tableau récapitulatif des années à éviter
Ce tableau synthétise les périodes sensibles du moteur PureTech :
| Année de production | État du moteur PureTech | Problèmes connus | Risque |
|---|---|---|---|
| 2013 – 2016 | 1ère génération | Courroie humide, casse moteur | Élevé |
| 2017 – 2018 | 1ère génération modifiée | Courroie, freinage assisté défaillant | Élevé |
| 2019 – 2021 | Version intermédiaire | Usure prématurée, maintenance fréquente | Modéré |
| Juin 2022 – 2024 | Nouvelle version à chaîne | Fiabilité en hausse | Faible |
| Oct. 2022 – Oct. 2024 | Défaut isolé (buse huile) | Risque incendie (rappel en cours) | Faible à modéré |
Ce tableau vous permet d’identifier rapidement les années à fuir si vous cherchez un moteur PureTech fiable.
Comment reconnaître un moteur concerné ?
Vérifier le numéro de série (VIN)
Chaque véhicule possède un numéro de série (VIN). Vous pouvez l’utiliser pour vérifier gratuitement s’il a fait l’objet d’une campagne de rappel sur le site du constructeur ou via le site de la DGCCRF.
Se fier à la date de fabrication, pas à l’immatriculation
Un modèle immatriculé en 2019 peut avoir été produit en 2018. Vous devez donc toujours consulter la date de fabrication précise du moteur, indiquée dans le carnet d’entretien ou sur une plaque dans le compartiment moteur.
Que faire si votre moteur est concerné ?
Ne pas attendre la casse
Vous devez agir avant tout signe de panne. Si votre moteur PureTech appartient à une des périodes à risque, nous vous recommandons :
- de faire inspecter la courroie par un professionnel tous les 50 000 km ;
- de remplacer la courroie tous les 100 000 km ou 6 ans, même si le constructeur indique un intervalle plus long ;
- d’utiliser strictement l’huile préconisée, pour éviter l’accélération de l’usure.
Vérifier les rappels et les extensions de garantie
De nombreux clients ont obtenu une prise en charge partielle ou totale des réparations grâce aux extensions de garantie proposées par Stellantis. Si vous êtes concerné, vous devez contacter un concessionnaire pour savoir si une campagne s’applique à votre véhicule.
Faut-il éviter tous les moteurs PureTech ?
Non, mais soyez sélectif
Tous les moteurs PureTech ne posent pas problème. Les versions atmosphériques 1.0L, produites en nombre limité, sont généralement épargnées. De même, les blocs 1.2L équipés de chaîne (après 2022) offrent une fiabilité bien meilleure.
L’entretien fait la différence
Un moteur bien entretenu, suivi en temps et en heure, peut dépasser les 150 000 km sans incident. Si vous achetez un modèle d’occasion, vous devez exiger les factures de révision et les preuves de changement de courroie
FAQ
Quel est le principal défaut du moteur PureTech ?
Le problème le plus fréquent concerne la courroie de distribution humide, qui se dégrade dans l’huile et provoque des débris dans le moteur.
Quelles sont les pires années à éviter ?
Nous vous recommandons d’éviter les modèles fabriqués entre 2013 et 2018. Ces moteurs concentrent l’essentiel des défaillances.
Tous les moteurs PureTech sont-ils concernés ?
Non. Les modèles récents (après juin 2022) équipés d’une chaîne de distribution ne présentent plus les mêmes défauts. Ils sont à privilégier.
Comment savoir si un véhicule a une chaîne ou une courroie ?
Vous devez consulter le carnet d’entretien ou demander à un concessionnaire. En général, les moteurs produits après juin 2022 utilisent une chaîne.
Peut-on faire confiance aux modèles d’occasion avec moteur PureTech ?
Oui, mais à condition de choisir une version fiable (après 2022) et de vérifier que l’entretien a été rigoureux, notamment concernant la courroie.
Je n’ai jamais reçu de rappel de la part de Peugeot pour la bonne raison que mon véhicule, 2008 pure tech acheté neuf en juin 2019 dans un petit garage qui fait office de mandataire a importé mon véhicule d’Espagne, malgré le changement de courroie de distribution le mois dernier pour ce véhicule qui n’a même pas 50000kms il y a toujours le bandeau « stopper le véhicule et contacter un garage » qui s’affiche, c’est soi disant les injecteurs d’après le garage mais ne sachant pas lequel c’est il met régulièrement du » nettoyant pour injecteurs » essence à chaque fois la facture s’élève….